Tribalique

Première partie : les réalités de la société moderne dans Tribalique

 

Paru en 1971 aux éditions Clé Yaoundé, Tribaliques est un recueil de huit nouvelles.Cette œuvre de Lopès a remporté le grand prix littéraire de l’Afrique Noire en 1972.Henri Lopès, à travers les différentes nouvelles, nous fait les peintures de l’Afrique après les indépendances.Notre travail portera sur les réalités de la Sociétés moderne dénoncées dans cette œuvre.

 

BIOGRAPHIE

 

Né le 12 septembre 1937 à Léopoldville à Kinshasa,, Henri Mari Joseph est congolais( Brazza).Il fit ses études primaires à Brazza et à Bangui.Lopès poursuit ses études secondaires dès 1949 à Nantes puis ses études supérieures à Paris où il obtient sa licence en lettres en 1962.Muni d’une licence d’un D.E.S d’histoire en 1963, il enseigne aussitôt dans les lycées de la région parisienne de 1963 à 1965.Il fut membre du comité exécutif de la fédération des Etudiants d’Afrique noire en France et président de l’association des Etudiants congolais de 1957 à 1965.En 1965, Lopès retourne à Brazzaville où il enseigne l’histoire à l’école supérieures de l’Afrique Centrale.Il devient rapidement directeur général de l’enseignement du Congo de 1967 à 1968 puis ministre de l’éducation nationale de 1969 à 1971.En 1972, Henri est nommé ministre des affaires étrangères puis premier ministre de 1973 à 1975.De 1977 à 1980 il est ministre des finances.

 

BIBLIOGRAPHIE

 

-         Tribaliques (recueil) 1971 éditions de Yaoundé.

-         La nouvelle romance, en 1975

-         Sans tam-tam en 1977

-         Le pleurer – rire en 1982 présence africaine.

-         Du côté du Katanga, vous qui pleurer, le mulâtre, avec Vent révolté de 1961 à 1963(Ouvrages collectif sous la présence de Edgard Fauvre, Editions UNESCO FAYARD)

 

PEINTURE POLITIQUE DE L’AFRIQUE APRES LES INDEPENDANCES.

 

LE TRIBALISME

 

Le tribalisme est un fléau social fondé sur la tribu.Ce fléau est dénoncé à plusieurs reprises dans ce recueil. Il se présente ainsi sous deux aspects :

  • MEFIANCE INSTINCTIVE A L’EGARD DES ETRANGERS : Gouverné par des cadres européens, l’Afrique après les indépendance connaît une certaines méfiance à l’égard des étrangers.Malgré l’effort des étrangers pour une nation, le comportement des indigènes était la distance.Cela se manifeste entre les individus exerçant un même métier, une même spiritualité et une même formation.Cela se perçois donc à la page 72 et 73.
  • LE FAVORITISME : Le favoritisme excessif est une caractéristique fondamentale de l’Afrique après les indépendances.Cette expression désigne alors la tendance à accorder des faveurs injustes ou illégales à un individu.Page 96.

 

L’ARRIVISME : Cette notion désigne le comportement de tous ceux qui tentent par tous les moyens de réussir ou d’atteindre leur but sans tenir compte des autres.Il est fréquent et se présente sous diverses formes :

  • LA DEMAGOGIE : attitude consistant à flatter un groupe ou une assemblée pour gagner sa faveur ou accroître sa propre popularité.Dans ce recueil, elle est illustrée dans la troisième nouvelle où Monsieur le Député prononce la nécessité de libérer la femme lors de ses discours.Cependant son comportement envers sa femme et ses enfants était totalement le contraire (page 54- 56).
  • LA DELATION : c’est la dénonciation inspirée par les motifs méprisables.Cette notion est illustrée à la page 101 et 83.

 

L’ARBITRAIRE ET L’ABUS (page 96-97)

 

L’arbitraire est un agissement non conforme à aucune règle ni à la loi.Il est dicté par les caprices de l’individu.Chaque acte arbitraire peut ainsi être assimiler à l’abus de pouvoir.

 

LES REGIMES POLITIQUES

 

Ici nous constatons que l’Afrique après les indépendances était gouverné par un pouvoir socialiste.Cette forme de régime politique était beaucoup appréciée.Cependant le communisme était rejeté. (Page 16 et 107 et 111).

 

 

PEINTURE SOCIALE DE L’AFRIQUE APRES LES INDEPENDANCES.

 

Après les indépendances, plusieurs fléaux sociaux marque l’Afrique :

 

LA JEUNESSE : En général, nous constatons que le comportement des jeunes est inappréciable.En effet, nous remarquons que les filles s’intéressent plus aux hommes qu’à leurs études.Quant aux étudiants, ils se préoccupaient beaucoup plus de l’ambiance, du divertissement et négligent leurs études.Nous pouvons constater cela à la page 30 avec le cas de Samba.Il ‘y en avait néanmoins qui sont ambitieux.C’est l’exemple de Mbâ, Elo et Mbouloukoué ainsi que Raphaël et Kodia.

 

LA CONDITION FEMININE : Deux grandes réalités précisée dans ce recueil expliquent la condition de la femme dans la société : l’exploitation de la femme et la prostitution :

-         l’exploitation de la femme : dans la société les conditions de vie de la femme sont défavorables.Il y a l’exemple de la femme de Mr le Député qui était soumise à l’exploitation au mépris de son mari.Nous pouvons illustré cela à la page 91.IL y avait aussi Carmen qui était exploitée misérablement par sa patronne.

-         La prostitution : dans cette œuvre nous constatons que la prostitution concerne non seulement les filles mais aussi les femmes liées surtout à leur situation.

 

  • La prostitution des jeunes filles : la prostitution des jeunes filles étudiantes est encore pire car nombreuses des filles ne pouvant pas s’en sortir financièrement s’adonnent à la délivrance.Elle est illustrée à la page 15 et aussi à la page 60 avec les serveuses de Marguerite.
  • La prostitution des femmes : les femmes veuves et célibataires ne se distinguaient pas des jeunes filles.C’est le cas de Marie Thérèse qui est la maîtresse de Mr le Député.Il y a aussi Marguerite, veuve qui est propriétaire du bar  ‘’ venez – voir’’, qui se prostituaient avec les personnalités du pays ainsi que les étrangers.Elle a ainsi charmé le ministre de l’énergie pour avoir l’électricité dans son bar (page 60- 61)

 

 

LA MISERE : la misère est presque envisageable dans toute les nouvelles de ce recueil.Celle-ci se présente comme un fléau fondamental de la société moderne.Dans la nouvelle, elle est la cause de la fuite des cerveaux ainsi que la prostitution des jeunes filles étudiantes.Elle est aussi illustrée dans la nouvelle six ou Carmen va subir les vrai apparences de cette misère jusqu’a perdre son enfant (page 97)

 

LES RESISTANCES DE LA SOCIETE TRADITIONNELLE : A travers toutes les nouvelles de ce recueil on rencontre essentiellement trois grandes manifestation des résistances de la société traditionnelle :

  • les recours au fétichisme : dans ce recueil, de nombreuses personnes font recours au fétichisme en vue de résoudre leurs problèmes.Le fétichisme était ainsi vu dans la société africaine comme une force pouvant subvenir aux besoins sociaux ! Il est illustré à la page 39 ; 87-88 et 98.
  • La puissance de la famille : un effet notoire illustré par l’auteur de ce roman est la puissance de la famille.Dans la société africaine la famille à une grande puissance sur chaque individu.En effet personne ne peut prendre une décision quelconque sans l’accord et la consultation de la famille.Nous pouvons donc dire qu’en Afrique toute personnes vie pour et par sa famille.Cela se dépeint donc à la page 22 page 48 t à la page 88.
  • La perte de certaines vertus : Les comportements, attitudes, réactions des personnages au fil des nouvelles de ce recueil selon leur situation et leur ambitions expriment la disposition de la solidarité, l’honnêteté, la dignité et la sagesse africaine.

 

 

 

 

 

Deuxième partie : Les héros dans tribalique

 

 

NOUVELLE I : la fuite de la main habile

 

    Mbâ : Mbâ était une belle femme, consciencieuse de son avenir bien dynamique et douée en classe.Mbâ avait une belle conception de la femme surtout celles qui ont marqué l’histoire par l’action.D’autre part, elle était soucieuse du sort de la femme. (page 16 paragraphe 3).Elle fut d’abord élève à l’école de Ngombama, puis au collège à Brazzaville.Cependant pour subvenir au besoins de sa famille, Mbâ fut contrainte de quitter le collège.Elle passa le concours d’entrée au cour moyen d’institutrice de Mouyondzi où elle fut admise.Mbâ devint alors institutrice à bas-congo.(page 19 paragraphe 1 et 3).Mbâ était très ami avec Elo et Mbouloukoué mais entretenait des relations plus intimes avec Elo.Malheureusement cette relation avec Elo ne dura pas, car suite à une offre professionnel celui-ci partit pour la France.Par amour pour sa famille pour subvenir aux besoins de celle-ci, elle sacrifia ses études et entra dans la vie professionnel.Mbâ était aimé par les parents d’élèves et très apprécié par ses élèves et ses collègues.

 

 

Mbouloukoué : Mbouloukoué était un bel homme.Il était un élève studieux, mais aussi timide (page 1 paragraphe 1).Tout comme Mbâ, Mbouloukoué était d’abord élève à l’école de Ngombama ensuite au collège à Brazzaville.Elève brillant qu’il était, il réussit son entrée au lycée.Là, il poursuivit ses études et devint plus tard professeur de Mathématique à Kinlala.Homme célibataire sans enfant.Mbouloukoué entretenait des relations d’amitié et de fraternité avec Mbâ et Elo ses amis depuis l’enfance.

 

Elo : beau garçon.Elo était studieux, courageux, méfiant et surtout très ambitieux (page 19, ligne 9).Il fit tout comme Mbâ et Mbouloukoué, l’école Ngombama, puis au collège à Brazzaville.Il réussit au C.A.P de soudure.Aussi, Elo commença à travailler dans une entreprise à Mpila.Il est marié et père d’un enfant.

 

NOUVELLE II : Ah Apolline !

 

Apolline : C’était une jeune fille d’une grande beauté.Elle avait ses cheveux coupé comme un garçon.Apolline était de grande taille et avait une belle forme.Elle était très consciente et studieuse.Elle avait des ambitions et se souciait de son avenir et de celle de sa famille.D’autre part, elle était aussi très courageuse.(page 48 paragraphe 4).Après ses études primaires et secondaires, Apolline était maintenant en deuxième année de faculté en Anglais.Elle est mariée à un diamantaire du nom de Albert.Apolline était aimée et admirée par son entourage.Elle prêtait attention à tout ce qui ce passait autour d’elle.Apolline à entretenu une courte relation amoureuse avec un jeune homme du nom de Raphaël.Faisant passer l’intérêt de sa famille avant les siennes, elle fût obligée de quitter celui-ci pour épouser un riche homme qui lui avait versé une forte dote.Ce qui devrait servir à améliorer le bien être de sa famille.( page 48 paragraphe 2).

 

Raphaël : C’était un beau garçon, très studieux, large d’esprit, conscient de sa vie après le séminaire.Il était décisif dans tout ce qu’il entreprenait.Raphaël était aussi aimable.Il à été au séminaire durant deux ans.Puis il sortit pour l’université où il était dans le syndicalisme étudiant.Plus tard, il est en union soviétique pour poursuivre ses études.Raphaël entretenait de bonne relations avec le père Flandrin au séminaire car il était un bon élève.Il était en bon terme avec ses camarades du séminaire.Il partageait un logement avec un ami du nom de samba Jonas.C’est lors d’une soirée organisée par ce dernier qu’il fût la connaissance d’Apolline.Il eut une relation amoureuse avec elle mais cela ne dure pas car celle-ci se maria avec un diamantaire.

 

NOUVELLE III : Le député (Ngouakou-Ngouakou)

 

Ngouakou-Ngouakou : était un homme fort avec des bras musclé et solides. (Page 63-paragraphe 4).Il était un homme hypocrite (car il passait son temps à crier dehors pour revendiquer les droits de la femme).Il était méchant et sévère envers sa famille.C’était un homme infidèle à sa femme. (Page 56-57). Ngouakou-Ngouakou est député de son état.Il est marié père de sept enfants dont six filles et le dernier un garçon.Monsieur le député était aimé par tout ceux qui soutenaient sa politique en particulier les femmes. Ngouakou-Ngouakou était toujours après ses filles, c’était la tension entre eux.Il aimait beaucoup son dernier fils unique.Il le préférait à ses filles.Aussi, il était connu et aimé dans les bars et hôtels qu’il fréquentait.En ces lieux, il était craint et respecté. (Page 2, ligne 24).

 

NOUVELLE IV : l’ancien combattant

 

L’ancien combattant était un homme orgueilleux autoritaire et très rigoureux avec des principes strictes.Homme marié qui fut d’abord milicien ensuite, il est nommé ministre de la défense puis par la suite ambassadeur en Algérie.

L’ancien combattant était en bon terme avec son entourage. (Page 69)

 

 

NOUVELLE V : L’honnête homme (N’doté)

 

N’doté : était  un bel homme très charmant qui avait toujours le sourire. N’doté était gentil, très compréhensif et surtout très honnête.

N’doté, après ses études primaires et secondaires, partit pour la France où il acheva ses études.Là il reçu son diplôme de vétérinaire.Revenu au pays, il est d’abord nommé ambassadeur du Congo en Tunisie.Par suite, il est préfet. N’doté  était sympathique et très courtois avec tout le monde.Il était ami avec Dahounka depuis le collège bien qu’il fût plus âgé que celui-ci.

 

NOUVELLE VI : L’avance

 

Carmen : était une femme remarquable par ces yeux car elle avait des gros yeux.Elle était remarquable par sa gentillesse et son respect.De plus elle était très humble mais aussi charitable et sérieuse.Elle occupait le rôle de ménagère chez les blancs.Elle était fille mère sans mari.Cette pauvre dame qui est Carmen n’était pas très apprécier de sa patronne.Cependant elle était aimée par Françoise la fille de sa patronne de qui elle s’occupait.Elle accordait beaucoup d’importance a son Hector mais qui mourut.Elle était aimée par sa famille et les gens de son village.

 

 

NOUVELLE VII : la bouteille de Whisky

 

Kalala : était réaliste et attentif (page 97, 2 paragraphe).Il était médecin.Il était aimable avec ses patients (page 97).Il était généreux avec son entourage mais aussi très amis avec Nzodi. (Page 98, dernier paragraphe)

 

Nzodi : il était discret et aussi indifférent face à la société ( hors mis sa famille).Il fit le même collège que Kalala dans les pays de l’Est ( socialistes) pendant 7 ans.Après obtention de ces diplômes d’ingénieur, il fut nommer directeur d’une société d’énergie et menait une vie conjugale.Nzodi entretenait une relation d’amitié avec Kalala.Il accordait du temps à sa femme après en avoir passer une bonne partie avec ses anciennes amies.Par ailleurs, il était indifférent aux divergence de son pays.

 

NOUVELLE VIII : le complot

 

Nzengo : était un homme très exigent, fâcheux.Par ailleurs, il était aussi méchant (page 115 et 116).Nzengo était un inspecteur de police, marié et père de famille.Mr l’inspecteur Nzengo était aimé par sa famille qui sont sa femme et ses enfants.Il était très apprécier de ses collègue.Par contre il ne s’entendait pas avec son directeur du fait qu’il recevait des ordres, mais il lui obéissait (page 118)

 

 

 

Dans cette œuvre, Henri Lopès évoque avec un esprit critique le comportement de certains personnages et les régimes politiques de l’Afrique après les indépendances.Il y a donc l’ambition de rétablir les vertus et les valeurs morales des africains.

 

 

 

 

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