L'Etranger

L’œuvre sur laquelle nous exposons est située dans un contexte historique, parue en 1942.Elle relate l’histoire d’un jeune homme du nom de Meursault.L’histoire se déroule en Afrique plus précisément en Algérie au moment où celui-ci était encore un département français.L’auteur développe dans son œuvre un humanisme fondé sur la prise de conscience de l’absurde de la condition humaine.

 

 

L’AUTEUR ET L’ŒUVRE

 

BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR.

 

Albert Camus est né à Mondovi en Algérie le 7 novembre 1913.En 1918 il entre à l’école communale.Il obtient une bourse et fréquente le lycée d’Alger jusqu’en 1930 où il réussit son baccalauréat.Il fait ses études de philosophie sous la direction de jean Grenier qui restera son ami.En 1932 il entre en lettres supérieures.En 1936 il voyage en Europe centrale où il prépare un diplôme supérieure en philosophie, écrit les premiers essaies de «  l’envers et l’endroit » et commence «  la mort heureuse », roman inachevé qui servira de base à l’étranger.En 1938, journaliste à «  Alger républicain », il commence à écrire Caligula, publie «  Noces » et pense déjà à l’Etranger qu’il publie en 1942.En 1957 il reçoit le prix Nobel de littérature et meurt le 4 janvier 1960, d’un accident d’automobile.

 

 

BIBLIOGRAPHIE DE L’AUTEUR

 

En plus de l’Etranger, Albert Camus est l’auteur d’autres œuvres  dont les plus reconnues sont :

-         la peste  1947

-         l’Etranger  1942

-         la chute  1956

-         l’exil et le royaume  1957

 

 

L’ŒUVRE

 

L’Etranger est paru en 1942 dans les éditions Gallimard.Cette œuvre compte 121 pages et est divisée en deux parties :

 

-         Une première partie qui débute avec l’enterrement de la mère de Meursault et comportant six chapitres à savoir :

Chapitre I : enterrement de la mère (page 9 à 22)

Chapitre II : rencontre avec Marie (page 23 à 18)

Chapitre III : rencontre avec salamano et Raymond (page 29 à 37)

Chapitre IV : bain avec Marie, intervention de la police chez Raymond discussion

Avec Salamano (page 39 à 44)

Chapitre V : proposition du patron de Meursault et de Marie (page 45 à 50)

Chapitre VI : dialogue avec Salamano, déjeuné chez Massan, meurtre (page 51 à 62)

 

Une seconde qui débute avec le meurtre de l’arabe et qui compte cinq chapitres, ce sont :

Chapitre I : instruction avec le juge (pages 65 à 72)

Chapitre II : la vie en prison (pages 73 à 81)

Chapitre III : Audition des témoins (page 83 à 97)

Chapitre IV : Plaidoirie et réquisitoire (page 99 à 107)

Chapitre V : Scène avec l’aumônier (page 109 à 122)

 

RESUME DE L’ŒUVRE

 

L’Etranger relate l’histoire d’un jeune homme du nom de Meursault, employé de bureau à Alger.

Il apprend la mort de sa mère qui vit dans un asile à Marengo.Il va l’enterrer sans larmes et trouve hypocrite de stimuler un chagrin qu’il n’éprouve pas.De retour à Alger, il fait la rencontre de Marie Cardona une ancienne dactylographe qui sera sa maîtresse.Meursault se lie avec son voisin de palier une sorte de souteneur, Raymond qui lui demande de rédiger une lettre.Inviter par Raymond à passer un dimanche dans le cabanon au bord de la mer, Meursault s’y rend avec Marie.Deux arabes qui avaient à se venger de Raymond les trouvent.Il eut une bagarre à la plage , Raymond fut blessé.Un peu plus tard Meursault revoit par hasard les arabes. Sans savoir pourquoi, il tue l’un deux avec le pistolet qu’il avait enlevé à Raymond.Et en plus de ses comportements non conformes à la société, il fut arrêté, juger et condamné à mort.

 

ETUDE DES PERSONNAGES

 

LE HEROS

 

Le personnage principal de ce roman s’appelle Meursault, c’est aussi le narrateur.Il n’a pas connu son père et il n’en a pas une idée fixe.Il ne croit pas en Dieu et trouve que c’est une chose sans importance.Il a une maîtresse qui se nomme Marie, ils ne se sont pas mariés.Il vit dans une étrange insensibilité et indifférence : au moment d’agir, il note d’ordinaire qu’on peut faire l’un ou l’autre et que « ça lui est égal ».Sans illusion sur les principes reconnus par la société( comme la mort, le mariage, l’honnêteté) il se comporte comme si la vie n’avait pas de sens.Il est étranger à la société dans laquelle il vit.Il ne parle pas pour ne rien dire, il n’est pas très bavard.Il est d’un caractère renfermer et taciturne, il ne s’interroge pas souvent.Ses besoins physiques dérangent souvent ses sentiments.Il refuse de mentir.

 

AUTRES PERSONNAGES PRINCIPAUX

 

Marie Cardona : elle est la maîtresse de Meursault.C’est une ancienne Dactylo du bureau de Meursault, elle est brune.Ils se retrouvent à la plage après la mort de la mère de Meursault.Elle permet en quelque sorte la communication du héro avec la nature.

 

Raymond Sintès : il est l’ami de Meursault et voisin de palier.Magasinier assez petit avec de larges épaules et un nez de boxeur, toujours bien habillé.C’est lui qui demanda un jour à Meursault de lui écrire une lettre pour sa maîtresse.Toute chose qui permettra au procureur de parler de la moralité douteuse de meursault.Il est aussi celui qui a mis en contact la victime et le meurtrier.Il assistera au jugement de Meursault et témoignera.

 

Le vieux Salamano : c’est le deuxième voisin de palier de Meursault qui vit avec son chien depuis huit ans année de la mort de sa femme.

 

Céleste : propriétaire d’un restaurent où Meursault avait l’habitude d’aller manger.

 

Emmanuel : c’est le collègue de service de Meursault avec qui il mange souvent.C’est avec lui que Meursault a emprunter le brassard noir et une cravate noire pour aller à l’enterrement de sa mère.

 

 

PERSONNAGES SECONDAIRES

 

Monsieur Massan et sa femme : Ce sont les amis de Raymond.Ce sont eux qui ont invité Raymond, Meursault et Marie à la plage.Monsieur Massan est grand de taille ; sa femme quant à elle est petite, ronde et gentille.

 

Le concierge : c’est le gardien de l’asile où était la mère de Meursault.C’est un vieil homme aux beaux yeux, un teint un peu rouge et une moustache blanche.Il est parisien de soixante quatre ans.

 

Le vieux Thomas Pérez : c’était un vieil ami de la mère de Meursault.Ils étaient ensemble à l’asile.

 

Le Directeur de l’asile : il est petit, vieux, avec la légion d’honneur.Il a des yeux clairs.

 

L’avocat de Meursault : petit rond assez jeune, cheveux soigneusement collés.

 

L’arabe : le frère de la maîtresse de Raymond.

 

 

ETUDE THEMATIQUE

 

THEMES PRINCIPAUX

 

L’absurdité : Elle s’oppose à deux forces : c’est le divorce entre l’Homme et le monde.Elle se manifeste à travers ces deux points suivants :

-         l’appel humain à connaître sa raison d’être et l’absence de réponse du milieu où il se trouve.Le constat se fait par Meursault qui vit dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout jusqu'à sa raison de vivre.

-         L’attitude de Meursault est contraire à la logique ; cela se voit par son indifférence à la mort et à l’enterrement de sa mère ; il n’y a pas de chagrin de sa part.La seule compassion vient de son entourage.Il est taciturne et ne ressent aucun sentiment.Son absurdité se voit aussi à travers les réponses aux questions qu’on lui pose.Il n’y a chez lui ni interrogation, ni révolte, ni même prise de conscience.

 

 

Le meurtre : Il constitue le pivot central.En tuant l’arabe, Meursault ne répond donc pas à un instinct meurtrier.Tout se passe comme s’il avait été le jouet du soleil et de la lumière.Meursault et un Arabe se retrouvent plus tard ; du fait d’un soleil écrasant, Meursault va vivre la suite des évènements dans une espèce de demi- conscience ; il serre le revolver de Raymond dans sa poche, envisage de faire demi tour, mais sent la plage «  vibrante de soleil » qui se presse derrière lui ; les yeux aveuglés de sueur, la main de Meursault se crispe sur le revolver, le coup part.C’est là dans le bruit à la foi sec et assourdissant que tout à commencer.C’est à partir de ses moments que Meursault connaîtra un bouleversement dans sa vie.

 

La révolte : Elle se voit dans l’œuvre à travers le comportement de meursault après le meurtre.Il n’est pas d’accord que son avocat se substitue à lui, il répond sans mesurer les conséquences de ses propos au tribunal.Avec son emprisonnement, contemplant sa mort en sursis ; il est obligé de réfléchir sur la vie et son sens.

Meursault renaît au monde et à lui-même, comme si la mort approchant lui avait fait sentir combien il avait été heureux.Il prit alors conscience de l’absurde de toute sa vie.

Dans sa cellule durant son procès, il s’ennui et relis pour passer le temps un vieil article de journal illustrant la révolte.

 

 

THEMES SECONDAIRES

 

La justice : la culpabilité de Meursault est indiscutable, mais la condamnation ne reçoit aucune justification, pour plusieurs raisons.A savoir :

-         il n’est pas condamné pour le meurtre, mais pour n’avoir pas joué le jeu et pour n’avoir pas pleuré à l’enterrement de sa mère,

-         le procès obéit à une sorte de rite préétabli, dépourvu de toute signification réelle, mais auquel il est convenu de se conformer.Les discours des uns des autres entièrement stéréotypé suscite surprise et interrogation chez Meursault.Inversement le président du tribunal se déclare incapable de comprendre le système de défense de celui-ci.

 

Le procès : le procès est décrit à travers la conscience d’un personnage qui ne connaît rien aux codes en vigueur.Meursault s’étonne de certaines pratiques, ainsi que du discours des juges et des termes qu’ils emploient.Il est impossible au sens strict de juger Meursault.Meursault échappe à toute logique, il se comporte comme un étranger a toutes les normes établies.

 

Le refus : Meursault contrairement aux apparences ne veut pas se simplifier la vie .Il dit ce qu’il est, et refuse de masquer ses sentiments et aussitôt la société se sent menacée.Meursault ne se contente pas d’ignorer le jeu social, il refuse de le jouer.Sans aucune attitude héroïque, il accepte de mourir pour ce qu’il considère comme une vérité refusant donc de mentir en lui-même.

 

La société : elle est toute entièrement régie par des règles appelées codes.les codes sociaux entraînent toute une série de rites auxquels chacun doit se conformer.Ainsi a société de Meursault ne vie que par et pour le respect de ses codes.Mais Meursault, lui avait du mal à respecter ses règles sociales préétablies toujours plus ou moins mal à l’aise dans ses relations sociales et au contraire en total harmonie avec les éléments de la nature, l’eau en particulier, associer au plaisir et à l’amour.Même le soleil, par ailleurs si souvent,insupportable procure à Meursault souvent un bien-être.

 

La nature : il y avait une certaine harmonie entre Meursault et les éléments naturels, l’eau en particulier, associer au plaisirs et à l’amour.Mais il ne sont pas toujours connotés positivement, c’est le cas du soleil, le plus souvent insupportable, pour Meursault comme pour tous les autres personnages, que ce soit lors des obsèques, du procès et surtout, lors du meurtre de l’arabe.

 

L’ESPACE ET LE TEMPS

 

L’ESPACE

 

L’histoire se déroule en Algérie plus précisément à Alger ; l’auteur nous précise que «  l’asile de vieillards est à marengo à quatre vingt kilomètre d’Alger » et qu’il faut, pour atteindre la plage «  traverser un petit plateau qui domine la mer ».De façon générale Meursault se situe avec exactitude et précision dans l’espace.

 

LE TEMPS

 

Pas de moments antérieurs à l’histoire, le passé est dans le flou.On n’a pas vraiment d’avant ; par exemple on annonce l’enterrement de sa mère mais on ne sait pas de quoi elle est morte.L’avenir va jusqu’à demain voir après demain, il est extrêmement limité.On a le sentiment d’une quasi simultanéité de la narration et de son contenu.Meursault raconte les fait les uns après les autres comme dans un journal, le récit est chronologique.

 

LE STYLE DE L’AUTEUR

 

L’ECRITURE

 

L’auteur utilise un niveau de langue : la langue courante.Il n’y a pas de description trop longue, de mots qui compliquent la lecture.Le livre se lit très facilement, il n’est pas volumineux et les évènements s’enchaînent.

 

FIGURE DE STYLE

 

LA situation narratrice est celle de la focalisation interne : la perception de l’univers du récit se fait par le regard ou la conscience de Meursault.Le narrateur ne rapporte que ce voit le personnage témoin, et ainsi personnages et narrateur se confondent.Les « je » sont prédominants au fil du récit et comme dans un discours on a l’utilisation de « aujourd’hui », « hier », « demain », « après demain », » pour le moment », qui nous situent par rapport à Meursault.

Le narrateur aurait très bien pu employer des expressions comme « ce jour là », «  la veille », « le lendemain » ou «  le surlendemain ».Les temps utilisés sont le futur, l’imparfait et le passé composé.Temps qui se situent par rapport au temps du personnage, ceci montre que l’on colle pratiquement à l’histoire, le temps de ne pas faire part de ses sentiments mais uniquement des évènements, de ses pensées, de ses sensations qui à divers moments occupent sa conscience.On n’épouse le point de vue du narrateur.

 

 

La fin tragique de Meursault et son comportement après la mort de sa mère, montrent d’une part que la colonisation a entraînée la perte des valeurs morales africaines chez certaines personnes avec des conséquences parfois désastreuses et d’autre part que les bonnes mœurs en Afrique permettent de maintenir un équilibre mental, social, tant individuel que collectif ; bref une paix sociale.

On ne se tromperait donc pas beaucoup en lisant dans l’étranger l’histoire d’un homme qui sans aucune attitude héroïque accepte de mourir pour une vérité jugée immorale par le monde qui l’environne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site