aenture ambigue

Conflit de culture dans l’aventure ambiguë de Cheikh Amidou Kane

 

 

 

 

 

L’aventure ambiguë est une œuvre phare dans le sens plein du terme du moment qu’elle éclaire et guide.Bien que publiée en 1961,elle est encore d’actualité.C’est une de ces œuvres qui résume tout, qui va tellement loin qu’on peut tout trouver à l’intérieur.C’est un livre qui pose beaucoup de questions.L’auteur s’interroge tout au long  de son œuvre sur la fascination qu’exerce l’Occident sur sa propre fois, sur le métissage et le matérialisme occidental.L’aventure ambiguë est dominée avant tout par le rapport entre l’homme et Dieu, entre le terrestre et le spirituel.En d’autre termes, l’auteur pose le problème de l’existence humaine et de sa finalité.Dès lors l’opposition entre l’Afrique et l’Occident est le thème principal de notre étude.

 

 

Biographie de l’auteur

 

Cheikh Amidou Kane est né à Matam, village situé à 500 Km de Dakar.Il fréquentes l’école coranique jusqu'à 10 ans puis l’école des fils de chefs.Après son Baccalauréat, il fait des études de droit et de philosophie à paris.En 1959 il était diplômé de l’école nationale de la France d’outre-mer et devient en 1961 le chef du cabinet au ministère du gouvernement sénégalais et haut fonctionnaire national.

 

Bibliographie de l’auteur

 

En plus de l’AVENTURE ANBIGUÊ publié en 1961 et qui a reçu le prix littéraire de l’Afrique noire d’expression française, Cheikh Amidou Kane a aussi écrit LES GARDIENS DU TEMPLE publié en 1995…

 

 

Résumé de L’œuvre

 

L’aventure ambiguë est l’histoire d’un jeune homme du nom de Samba Diallo, héro au pays des Diallobé.Dans le roman, nous assistons tout d’abord à son passage de l’école coranique à l’école des blancs.Trois personnages exerceront une influence sur lui dans la première partie de l’œuvre, a savoir le chef des diallobé,son maître spirituel Thièrno et sa cousine la Grande royale.Cette dernière insistera pour que Samba Diallo aille à l’école nouvelle afin d’apprendre cet art de vaincre sans avoir raison.Dans la deuxième partie de l’œuvre nous avons son séjour en occident, précisément en France.Ce séjour provoquera la mise en question de sa foi en Dieu…. Enfin nous avons son retour au pays de Diallobé et sa mort causée par le fou.

 

I/ LES CARACTERISTIQUES DES DEUX CULTURES

 

  1. La culture des Diallobé

 

  1. la tradition

 

Différents éléments constituent la tradition de diallobé.Parmi ces éléments nous pouvons tout d’abord dire qu’a partir de 7 ans chaque enfant doit se mettre à la quête de Dieu.Durant cette quête de Dieu, l’enfant doit vivre uniquement de mendicité quelque soit la richesse de ces parents(illustration à la page 24).Ensuite dans cette même tradition, les femmes ne doivent pas prendre part aux manifestations et aux réunions qui se tiennent dans le pays car pour eux la femme est faite pour rester au foyer (illustration à la page 56).En plus de cela, à la fin de chaque cycle d’étude coranique chaque enfant doit réciter le coran devant son père et sa mère car le coran est le pilier de leur religion et sa parfaite maîtrise est indispensable.

 

  1. la religion

 

Les diallobé étaient intégralement musulman, c’est  à Dieu qu’il dédiaient leur vie et leurs actions.Ils consacraient la majeure partie de leur vie à la prière, la méditation et à l’apprentissage du coran, soit à la quête de Dieu.Ils étaient très pieux et respectaient toutes les règles de la religion(illustration à la page 123).En plus de cela ils croyaient à la fin du monde et l’attendaient avec fermeté, pour eux tout avait un sens et la vérité se trouvait après la mort.Leur vie était basée sur la crainte de Dieu et le questionnement sur leurs existences….Après la religion, un des éléments de la culture diallobé est le modes de vie.

 

  1. le mode de vie

 

Plusieurs éléments caractérisaient leur mode de vie.Tout d’abord les diallobé vivaient en société, laquelle étaient dirigée par un chef considéré comme le cœur vivant de leur société(illustration à la page 45).Ce dernier, en cas d’incertitudes avait recours au maître Thièrno.Leur société était bien structurée car chaque caste avait son chef.Ainsi nous avons Ardo Diallobé premier fils du pays,Dialtabé le maître des pécheurs,Farba le maître des griots, le chef de coopération, des forgerons et celui des coordoniers (illustration à la page 95).Tous les diallobé vivaient en attendant le jour de leur mort, ils se nourrissaient pratiquement de leur mendicité.Deux occupations remplissaient leur vie : les travaux des champs qui occupaient le strict minimum de leur temps et la quête de Dieu qui était l’occupation majeure de leur vie.

 

B/ LA CULTURE OCCIDENTALE

 

  1. Les mœurs

 

Contrairement aux Diallobé, les occidentaux avaient une autre manière de voir le monde.En effet ils mangent toujours a table, chaque personne avec son plat.Encore nous pouvons relever que les femmes occidentales avaient le droit à la parole et prenaient part à toutes les discussions (illustration à la page 167).Tout comme la tradition, la religion occidentale était aussi différente de celle des Diallobé.

  1. la religion

 

L’homme occidentale dans l’aventure ambiguë est d’une part athée et d’autre part marxiste( a l’exemple de Lucienne) exception faite de Mr Martial qui était pasteur chrétien.En effet, l’occidental ne croit pas en Dieu, pour lui ce qu’il ne voit pas n’existe pas.Il arrive même à dire que Dieu est mort (illustration page 113).Nous pouvons dire alors que la croyance occidentale était essentiellement basée sur la science car pour eux elle est la seule porte de sortie pour aboutir à la compréhension de l’univers (illustration à la page 88).Dans cette société toutes les valeurs de mort sont bafouées, en plus de cela ils croyaient à  la fin du monde mais d’une autre manière que les Diallobé.C’est a dire en tant qu’accidentelle…

 

  1. Mode de vie

 

Le mode de vie occidental n’a pas été décrit comme celui des Diallobé mais nous pouvons relever que l’occidental vie en prenant ces distances du monde.Il ne s’intéresse pas la mort ou à la vie après celle-ci.

Il vivaient en ayant un esprit d’individualité et leur famille était réduite à l’exemple de la famille Martial.Ils basaient leur vie sur la recherche de la vérité et le rendement de l’outil par le moyen de la science.

 

 

II/ MANIFESTATION DU CONFLIT

 

  1. La foi musulmane et la foi chrétienne

 

L’africain et l’occidental tel qu’ils sont représentés dans l’œuvre conçoivent de manière totalement différente leur relation au monde qui les entoure.Dans la foi musulmane la maîtrise du Coran est indispensable tandis que celle de la Bible chez les chrétiens n’est pas imposée.Le disciple musulman, même en étant très riche vit de mendicité.Ce qui n’est pas le cas chez le chrétien.

Encore les cinq prières de la journée sont obligées chez le musulman alors que chez le chrétien il n’en est pas de même.

 

2. La grande royale et les guides

 

Le conflit entre la grande royale et les guides se manifeste par l’introduction de l’école étrangère .La grande royale qui est pour l’introduction de l’école entretint une conversation publique devant le village assemblé et surtout une conversation privée en présence de son frère et de Thièrno.Au cours de cet entretient elle dit qu’il fallait prendre une décision (illustration page 45).Elle explique qu’ au cours des combats avec les blancs ,l’élite diallobé devait être au premier rang (illustration page 47).Un argument apparaît dans sa déclaration :’’ A l’école nouvelle les enfants risquent leur culture, leur foi.Il faut en conséquent n’y envoyer que ceux qui sont susceptible de courir ce risque sans trop de danger.’’

 

3. Samba Diallo et le fou

 

Le fou est dans l’aventure ambiguë l’instrument de la libération de Samba Diallo.Dès le retour de Samba Diallo il le confond au maître qui était déjà mort.Peut être pour lui, le maître ne pouvait pas mourir, son esprit devant toujours veiller sur les diallobé.C’est pour cela que le fou nia la mort du maître et considéra Samba Diallo comme ce dernier alors qu’il le voit pour la première fois.Ainsi s’explique le salut initial qu’il adresse au jeune homme, (illustration page 182).Le fou dépasse en quelque sorte la simple réalité matérielle des faits : celle-ci n’est qu’apparence.Mais dans le fond Samba Diallo devait être le successeur du maître.

 

III/ LA FIN DU CONFLIT

 

 

1. La mort du Héro

 

La mort de Samba Diallo est due au geste meurtrier du fou, indigné que Samba Diallo refuse de prier, du moins le croit-il, car depuis un moment il ne comprenait pas que Samba Diallo refuse de prier.En analysant la page 187 nous observons que le fou ne cesse d’harceler le jeune homme pour qu’il prit mais ce dernier visiblement ne l’entendait pas du moment qu’il était en pleine méditation.Le fou au désespoir cria ‘’ promet moi que tu prieras demain…’.

Samba Diallo, au terme de sa méditation prononça sans le savoir à haute voix : ‘’ Non je n’accepte pas…’’… En entendant ces paroles le fou les considéra comme un refus.Il sortis alors son arme et poignarda Samba Diallo.C’est ce quiproquo tragique qui mit fin au pèlerinage de Samba Diallo sur terre.

D’aucuns pensent que la mort du Héro est un suicide : Samba Diallo provoquerait le fou car il ne voit pas d’autre solution à son drame.Cette interprétation s’appuie sur le fait que le thème du suicide est évoquée auparavant dans l’œuvre.

 

2. Le monde irréel dans lequel il se plonge.

 

Après la mort de Samba Diallo il entra dans le monde des ténèbres et eut un entretient avec son frère d’ombre considéré par certain comme Dieu.Au cours de ce dialogue, Samba Diallo accepta de quitter le monde des humains pour enter dans celui des l’ombre.C’était alors pour lui la fin de son pèlerinage sur terre.

Lorsque débute ce dialogue le héro éprouva un soulagement à retrouver l’ombre car pour eux elle est la délivrance.

Samba Diallo accueillit la mort avec joie car il désirait la paix et la joie qu’elle apporte.Nous pouvons illustré cette attente par : ‘’ je t’attendais, je t’ai longtemps attendu…’’

 

 

L’auteur dans son œuvre à rendu hommage à la foi profonde et sincère.Il nous a fait pénétrer dans le roman individualiste, le drame de Samba Diallo n’engagent que lui-même.Le romancier, en se consacrant à la vie de son personnage, en introduisant cette dimension métaphysique qu’est la quête mystique ou la recherche de statut éternel à transcender la problématique de la rencontre des culture et à donner a son œuvre une dimension universelle dans la mesure ou il à traiter avant tout de l’angoisse existentielle de l’homme.

 

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